Star Wars, Les Derniers Jedi, une 3D perfectible

Les Derniers Jedis est le 8ème épisode de la saga Star Wars, le 9ème de la série si on inclus Rogue One. 
Les Derniers Jedis aurait pu être une réussite d’un point vue purement 3D mais…

Car il y a un mais.
Si dès l’ouverture on se prend à rêver que toute la 3D du film soit aussi parfaite, on déchante finalement très vite lorsque l’on voit le nombre de plans dont les fonds sont flous et presque plats.

Du flou, toujours du flou, comme en 2D…

Brian Taber qui n’en est pourtant pas à sa première mise en 3D d’un film a fait le choix de privilégier certains plans au détriment des autres et c’est vraiment dommage.
Pourquoi, en effet, alors que le réalisateur réussit l’exploit d’éviter pratiquement tous les habituels premiers plans flous, très génants pour le yeux, Taber n’a-t-il pas réussi à imposer une profondeur de champ plus grande dont auraient bénéficié les fabuleux décors ?

La planète de sel. Une séquence 3D parfaite

Parfaite dans les plans de bataille dans l’espace et dans les plans généraux comme dans la scène du casino ou sur la planète de sel, on est malheureusement confrontés à une profondeur de champ « typiquement 2D » sur les plans moyens. Une plage de netteté plus importante aurait permis de jouer avec la profondeur des décors, couloirs, grotte etc… qui auraient créé une véritable immersion dans l’univers des personnages.

En très gros plan, le flou ne dérange plus

Ce choix, beaucoup moins gênant dans les très gros plans, nombreux, du film donne même quelques moments de 3D fabuleux sur les visages avec une convergence placée légèrement derrière le visage des acteurs et qui donne de ce fait une impression que les personnages sont presque penchés au dessus des spectateurs, le tout appuyé par une lumière exceptionnelle. C’est superbe.
Tout comme les nombreux jaillissements toujours bien amenés.
On est ravis de voir des proues de vaisseaux ou les chasseurs Tie jaillir au dessus des 10 premiers rangs de la salle, mais pour autant ces jaillissements sont suffisamment bien faits pour que le spectateur ne décroche pas de l’action.
On se prend même à regretter que certains plans en jaillissements ne soient pas assumés plus longtemps et durent quelques fractions de secondes supplémentaires.
Mais on retombe malheureusement très vite sur des fonds flous.
Je le dis et je le répète, un peu de flou dans un décor n’est pas gênant. Mais autant que dans Les Derniers Jedis et on perd le volume de la scène, l’espace qui entoure les comédiens et cela donne presque l’impression que les personnages sont artificiellement posés en 3D sur des fonds 2D.
J’avais déjà reproché cela à Taber dans le Captain America de 2011 et j’avais vu avec plaisir que Le Réveil de la Force était de ce point de vue une réussite. 
Containte technique ? Choix de réalisation ? Je vais essayer de tirer les choses au clair !

Un jaillissement parfait

Quoiqu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir. Malgré ces désagréments et une 3D parfois fabuleuse, d’autre fois perfectible, Les Derniers Jedi est une réussite d’un point de vue visuel et on pardonne très vite ces erreurs habituelles d’un film 3D qui doit aussi, malheureusement, être exploité en 2D.
Une fois encore, les spectateurs qui feront le choix de ne voir que la version 2D ne savent pas ce qu’ils ratent…

Star Wars – les Derniers Jedi
Production : LucasFilm – Disney
Un film de Rian Johnson
Sortie de salle le 13 décembre 2017

 

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