Jumanji. Peut mieux faire

Jumanji est le reboot du film de 1995 avec Robin Williams.
Avec un casting efficace et un scénario déjanté, le film avait, sur le papier, tout pour faire un film en 3D parfait et qui ne soit enfin pas un film de super héros…
Mais…

Eh oui. Il y a encore un mais !

Voila un film qui aurait pu se permettre d’en mettre plein la vue aux spectateurs, jour sur des jaillissements délirants, des profondeurs exceptionnelles et des effets propres à faire bondir le spectateur hors de son fauteuil. 

Une scène durant laquelle il aurait été simple de donner beaucoup de relief…

Il n’en est rien. Dès le début, on se prend à craindre que le film reste désespérément plat comme les séquences d’ouverture. On a quelques instants d’espoir sur la toute première scène de l’entrée dans le jeu/arrivée dans la jungle, où les effets sont excellents (profondeur délirante et impression de prendre les éléments dans la figure), mais on déchante bien vite. 
Les fonds d’image se révèlent plats et l’abus de flou dans les lointains n’arrange pas les choses, même si Jake Kasdan, dont c’est la première réalisation en 3D, a visiblement su éviter l’écueil des flous de premier plan.
La conversion 3D, supervisée par Marcus Alexander pêche par une qualité très moyenne et un volume presque inexistant et on se prend parfois à ôter les lunettes pour s’assurer que le film est bien en 3D. On repère même quelques artefacts de conversion (traces de détourages sur les personnages) sur certains plans.
Marcus Alexander n’est pourtant pas un débutant. Il a notamment signé la 3D exceptionnelle du Septième Fils ou de Pixels. Mais pour Jumanji, on le sent bridé dans l’accomplissement d’une 3D de qualité. Volonté du réalisateur ou de Sony, nous ne le saurons pas, mais le mal est fait.
Jumanji, qui contenait dans son scénario tous les éléments pour devenir une référence en terme de 3D, est plat.  Même la scène du serpent durant laquelle on pense immédiatement à ce qu’un Ben Stassen aurait projeté vers le spectateur comme dans Le Voyage Extraordinaire de Sammy reste désespérément plate.

Heureusement que le relief des personnages compense le manque de relief de l’image !

Le sentiment est le même sur d’autres scènes qui auraient tellement gagné à être mises en volume de façon plus poussée.
Ne faisons pas les fiers, il y a tout de même quelques très beaux plans de jungle durant lesquels le relief prend une ampleur parfaite, mais ces petits moments de bonheur en 3D sont noyés dans le manque de volume général du film que ce soit dans la profondeur ou dans les jaillissements.
Heureusement qu’il reste l’humour général du film qui fait que l’on passe un bon moment.
Mais d’un point de vue 3D, c’est une déception.

 

Jumanji
Un film de Jake Kasdan
Distribution : Sony Entertainment
Sortie en salle : 20 décembre 2017

1 commentaire sur “Jumanji. Peut mieux faire

  1. Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec ce commentaire.
    Je suis allé voir ce film avec ma femme hier. Nous avions envie de dépaysement en relief sans passer par l’incontournable Star Wars.
    Nous avions été déçus… de la 3D.
    Que du flou, de la profondeur, quasi rien en jaillissement.
    Le stéréographe a peut-être été bridé, je ne sais pas.
    Quand est ce que les producteurs se rendront-ils compte que c’est ce que les spectateurs attendent ? Du Jaillissement !!!
    De plus, des problémes d’images fantômes récurrents. Est ce dû à la conversion que je viens d’apprendre sur l’article ?
    Néanmoins on a passé un bon moment car le film est réussi.
    Je conclurai par les propos de ma femme :  » Elle était où la valeur ajoutée de la 3D ? En 2D, le film aurait eu le même effet ! « .
    No comment !

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